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Dernière mise à jour : 22 Nov.2007

 

    A Whisky, notre fidèle compagnon

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INTRODUCTION

Le loup est un animal sauvage qui ne laisse personne indifférent, c'est le plus grand des canidés. Prédateur encore méconnu aujourd'hui, il est doté d'une grande intelligence et d'une extraordinaire capacité d'adaptation.

Le loup est apparu il y a deux millions d'années et la crainte de celui-ci a grandi avec le temps, il a souffert des croyances et des mythes qui naquirent au fil des siècles.

La rage est également un facteur non négligeable dans la crainte de ce grand prédateur.

Contrairement au loup issu de notre imaginaire, nourri par les contes et légendes qui on marqué notre inconcient, cette espèce si particulière n'est pas dangereuse pour l'homme.

Sa sauvegarde est aujourd'hui menacée malgré les différentes conventions internationales.

Voici son histoire

----------

"Nous sommes entrés dans la sixième série d'extinction massive d'espèces.
S'il ne modifie pas très vite son comportement,
l'être humain à de fortes chances de faire partie de ces espèces...
Et si l'être humain disparaît, la Nature ne versera pas une larme...
La vie continuera...   sans nous..."


Il est absolument indispensable que chaque individu
prenne conscience de la gravité des problèmes qui menacent notre planète,
car c'est l'existence même de l'espèce humaine qui est en jeu...

PERSONNE n'est impuissant, PERSONNE n'est inutile... l'attitude de chaque individu,
de chaque comportement individuel, de chaque animal a une influence globale (si infime soit-elle) sur l'évolution générale...

Mardi 30 janvier 2007

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l'Alliance Anticorrida

www.anticorrida.org

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La protection des troupeaux


La prédation sur les troupeaux est une des questions auxquelles un éleveur doit faire face, sur l’exploitation comme en estive.

Dans le cadre du retour de l’ours en Pyrénées Centrales, l’Etat a mis en place un programme d’aides spécifiques destiné à favoriser la cohabitation ours pastoralisme dont l’embauche de bergers, l’utilisation de clôtures, le regroupement nocturne des troupeaux, ou l’utilisation de chiens de protection (achat, accompagnement et utilisation).
Le financement par le programme “Ours” de ces mesures peut induire des confusions quant à la fonction de chacune d’elle. Certains s’étonnent par exemple que des estives “gardées” subissent des prédations.
Il apparaît dès lors important de clarifier le rôle de chacun du point de vue de la protection des troupeaux.

 


Les acteurs de la protection des troupeaux


Le berger


Présent en permanence, le berger peut veiller sur le troupeau en journée. Toutefois, il a bien d’autres fonctions (conduite, gestion du pâturage, entretien, soins ...). La nuit venue, il ne peut protéger efficacement le troupeau.

La clôture souple


En maintenant le troupeau regroupé, la limite physique que constitue la clôture peut dissuader un prédateur d’approcher du troupeau. Toutefois, un prédateur qui parvient à pénétrer dans un parc peut engendrer des dégâts importants : prédations multiples, blessures... La clôture a surtout un rôle de contention.

Les chiens


Les éleveurs et bergers utilisent deux types de chiens :

  • les chiens de conduite, qui servent à rassembler et guider le troupeau (border-collie, berger des Pyrénées ou “labrit”, beauceron par exemple)
  • les chiens de protection, dont la seule vocation est... de protéger le troupeau (montagne des Pyrénées ou “ patou ” par exemple).

Le chien de protection apparaît donc être l’acteur principal de la protection, le seul dont c’est la fonction principale et même unique.
Toutefois, s’il agit de manière autonome, les conditions dans lesquelles il travaille conditonnent en grande partie son effi cacité.

Du strict point de vue de la protection, la présence permanente d’un berger est insuffisante s’il n’est pas doté de chiens de protection, tout comme les chiens de protection ne seront que partiellement efficaces si le troupeau n’est pas regroupé.

Le chien protège donc d’autant mieux que l’éleveur et le berger ont mis en place pour cela des conditions optimales : regroupement et contention nocturne du troupeau (avec ou sans clôture).


Optimiser la protection


Bien que les résultats observés soient déjà très positifs, il est encore possible d’optimiser l’efficacité des chiens de protection en place :

Meilleure sélection sur les chiens au travail


Ce travail est en cours, à partir du fichier des 180 chiens placés depuis 1996 en Pyrénées Centrales.
Pour cela, une référence du “chien idéal” a été établie sur des critères morphopsychologiques.

Un bon chien de protection est attaché et respectueux du troupeau, sûr de lui, dissuasif, sans être hyperac tif ou agressif, ni intervenir physiquement en dehors de son périmètre de protection.


Augmentation du nombre de chiens sur certaines estives


Un diagnostic intégrant le nombre d’animaux à protéger, la typologie du terrain, la couverture végétale, la conduite du troupeau et le type de prédateur permet de déterminer le nombre de chiens nécessaire sur chaque estive.
14 des 32 estives concernées en 2004 sont sous-équipées

Meilleure conduite du troupeau


L’utilisation de chiens de protection, notamment en montagne, doit s’insérer dans un dispositif global cohérent : encadrement par un ou des berger(s) compétent(s), gardiennage permanent du troupeau et regroupement nocturne (c’est à dire contention des animaux).

Source : pays de l'ours

__________

le chien de protection



Dans la grande majorité des cas, l’intervention du chien de protection est dissuasive, et mène rarement à la confrontation physique.
Pourtant, l’étude sur l'efficacité des patous (nom local des chiens "Montagne des Pyrénées")  montre l’efficacité de ce chien contre la prédation et le vol.

Sommaire :

Le chien de protection, comment ça marche ?
La protection, un instinct ?
L'efficacité des chiens de protection
Témoignages



COMMENT CA MARCHE ?


À l’inverse des chiens de conduite et d’attaque / défense, le chien de protection est autonome, assez indépendant même.
Il n’a pas besoin que son maître le commande pour intervenir et protéger le troupeau.
Il est avant tout dissuasif.
Généralement, sa seule présence physique, ses patrouilles, le marquage du territoire, ses aboiements et son interposition suffisent à faire fuir les agresseurs potentiels.

Il n’affrontera l’intrus que s’il agresse le troupeau malgré ces signaux et avertissements.

Un chien de protection équilibré, bien socialisé et éduqué n’est pas agressif.
C’est l’attachement fort l’unissant au troupeau qui le pousse à intervenir.
De même, ce lien fort aux brebis le pousse à rester en permanence avec le troupeau, et à n’intervenir qu’à proximité de celui-ci.


Selon la nature de l'intrus ...


A l’approche d’un intrus, le comportement du chien de protection obéit à une séquence classique :

détection - aboiement - interposition - contact

Toutefois, le chien adapte son comportement en fonction de la nature de l’intrus.
Dans tous les cas,
la confrontation n’a lieu que si les autres attitudes restent sans effet.


Face aux canidés (Chiens divagants, loups...)


La particularité vient du fait que l’intrus et le protecteur sont d’espèces apparentées.
Des codes de communication communs permettent au patou d’exprimer sa dominance :
  • marquage du territoire (urine et excréments)
  • aboiements
  • si nécessaire, sa stature et son attitude (queue et tête hautes) signifient clairement le rapport hiérarchique à l’intrus, lequel le valide par une attitude de soumission : fuite, queue sous le ventre, couché sur le dos …


Une méthode originale, mais efficace : Jouer avec l’intrus, en usant éventuellement de séduction, peut être également un bon moyen de détourner son attention du troupeau …

Face à la petite faune sauvage


La seule présence du patou (odeur, aboiements) suffit généralement à dissuader renards, blaireaux, corvidés et sangliers d’approcher du troupeau.


Face à l'ours


Les séquences de protection sont les mêmes, mais il est préférable que les chiens soient au moins deux, afin d’harceler le prédateur si nécessaire à tour de rôle.
Dans la grande majorité des cas, l’ours n’insistera pas, ne pouvant prendre le risque d’être blessé dans une éventuelle confrontation.

Face à l'homme


Pour certains chiens, l’homme inconnu est un intrus comme les autres.
D’autres chiens sont inhibés face à l’homme et reculeront systématiquement.


la protection : un instinct ?


Le chien « Montagne des Pyrénées » a exactement les mêmes instincts que les autres canidés : poursuite, chasse, reproduction, protection du territoire …

Comme tout carnivore, il n’a pas l’instinct de protéger des herbivores qui sont naturellement ses proies.
Contrairement à une idée répandue, le comportement de protection des patous n’est pas inné.

Depuis longtemps, l’homme a produit des races de chiens, par sélections successives, en fonction d’usages particuliers.
Ainsi, a t-il créé 24 races de chiens de protection reconnues dans le monde, qui sont généralement de type molossoïde, claires et nonchalantes.
Ces caractéristiques leurs permettent d’être bien acceptées par les troupeaux.

Le Montagne des Pyrénées est une de ces races chez laquelle on a cherché à inhiber tous les instincts liés à la prédation (affût, poursuite, capture, mise à mort…).
A l’inverse, les aptitudes sociales ont été favorisées, permettant au chien de s’attacher avec n’importe quelle autre espèce, si cette mise en contact est effectuée au bon moment.

Le chiot patou né en bergerie et placé individuellement dès 7 à 8 semaines au sein d’un troupeau de brebis considèrera définitivement les ovins comme une espèce amie.
Le chien protègera d’autant mieux les brebis que cette phase de socialisation sera réussie, le chien liant avec l’espèce ovine une relation attentive et affective.

En créant les conditions favorables à l’attachement du chiot patou aux brebis, l’éleveur est donc l’acteur principal de la mise en place d’un chien de protection.


L'efficacité des chiens de protection



De 2003 à 2005, 37 éleveurs ayant mis en place un chien de protection via l’Association Cohabitation Pastorale ont fait l’objet d’une enquête directe concernant la prédation sur leur exploitation et les 18 estives qu’ils fréquentent.
Les données, recueillies sur 2 ans minimum (5 ans en moyenne) avant et après la mise en place du chien, ont été traduites en moyennes annuelles et  additionnées afin d’établir un bilan global annuel.

Résultats : 90% de baisse !



Synthèse pour un éleveur



COMMENTAIRES


Ces chiffres ne concernent que les pertes par prédation et vol, c’est à dire les pertes sur lesquelles un chien de protection peut intervenir.

Les dégâts sont très majoritairement causés par des chiens.

Les ours représentent 5 à 10 brebis par an sur l’échantillon. Tous les éleveurs qui subissaient des dégâts constatent une baisse très forte des pertes.

S’il arrive qu’une ou quelques bêtes soient tuées malgré la présence du chien, aucun gros dégât n’a été constaté sur un troupeau protégé par un patou. Toutefois, des marges d’optimisation demeurent.



Témoignages d'éleveurs et d'observateurs



Eleveuse en Haute-Garonne, possédant 1 patou :

«(...) Je pense que cela vaut vraiment la peine d’avoir un patou avec les brebis, le travail est récompensé, je ne me vois pas sans chien de protection, je suis plus tranquille. J’encourage les éleveurs, s’ils ont l’envie de faire le nécessaire, d’éduquer leur chien, d’être rigoureux et de choisir un chiot issu de parents équilibrés. Pour moi un patou ne doit pas être agressif vis-à-vis des gens.»


Éleveuse en Ariège, possédant 1 patous :

« (...) Cette année j’ai eu 2 brebis prédatées par l’ours. Des brebis écartées du troupeau par mauvais temps. Le patou ne pouvant être partout. Toutefois il est sûr que le chien est indispensable même vis à vis des chiens des promeneurs, les gens traversent le troupeau en estive et ne se rendent pas compte qu’ils effraient les brebis. Le patou a un rôle important de dissuasion (...) les gens et leurs chiens préfèrent contourner le troupeau.»

Éleveur en Ariège, possédant 3 patous :

« (...) J’ai vu mon premier chien intervenir sur l’ours en 2002(...). Ensuite, d’autres personnes ont vu l’ours face aux 3 chiens. (...) à chaque fois l’ours a cédé. Les brebis tuées à chaque fois étaient isolées dans le brouillard (brebis égarées). (...) depuis que j’ai les chiens patous, c’est le jour et la nuit.

Un pêcheur en Ariège :

«(...) À l’arrivée de l’ours, les chiens ont fait face en aboyant de façon menaçante. Un des trois patous est resté plus en retrait dans le troupeau et les brebis se sont décalées. Ensuite l’ours s’est dirigé sur un monticule puis il a lancé une charge et poursuivi un patou, les deux autres sont arrivés à la rescousse. L’ours a reculé puis lancé une nouvelle et ultime charge avant de s’en aller au pas et de disparaître.»

Un technicien, en Haute-Ariège :

«(...) pendant environ 2 heures, l’ours fait des tentatives pour passer la crête et aller aux brebis, mais à chaque fois le chien s’est interposé entre lui et le troupeau, l’ours finit par abandonner.»

Source : le pays de l'ours 

par Hervé publié dans : Loup
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